Bonjour les arpètes,
La Seconde guerre voit pour la mobilisation massive des femmes. Elle se mobilise dans diverses actions de protections, soins et aides aux civils et aux militaires.
Voici un guide qui va vous aider à trouver votre tenue d’infimière.
Sachez que cet article est général, et qu’il y aura toujours une exception qui me contredira.
Table of Contents
Historique
Henri Dunant au cours de la bataille de Solférino en 1859, découvre la tâche gigantesque effectuée par une poignée de médecins militaires pour soigner des blessés par milliers. Aidé de quelques volontaires, Dunant va à son tour porter secours à ces braves gens sans distinction de grade ou de nationalité. C’est alors que née la Société de Secours aux Blessés Militaires (SSBM).
Elle a apporté son secours durant la guerre de 1870.
En 1908, il y a 3 associations d’aide : La Société de Secours aux Blessés Militaires (SSBM), l’Association des Dames de France (ADF), l’Union des Femmes de France (UFF).
Dès avant 1939, chacune des 3 composants de la Croix rouge française : Association des Dames de France (ADF), Union de des Femmes de France (UFF), Société de Secours aux Blessés Militaire (SSBM); mettent sur pied des équipes d’urgences, qui en cas de guerre, seront répartis en différent groupe de secours : Défense Passive, services de santé de l’armé de l’air ou de la marine.
Le 07 août 1940, les trois sociétés qui composaient l’association depuis 1864 fusionnent pour former une Croix-Rouge française unique. Cette fusion a pour objectif une meilleure coordination de l’intervention en faveur des prisonniers de guerre, elle va s’avérer tout aussi essentielle pour l’action auprès des populations civiles.
Ces organisations en plus des soins aux blessés développent d’autres activités :
- envoi de colis aux prisonniers
- des centres de repos des cantines de gare
- soutien aux populations civiles bombardées ou déplacée
- soutien aux orphelins de guerre
- recherche des disparus
- Prisonniers : envoi des colis de vivres et maintien du lien avec leur famille par la transmission de messages
- etc.
Voici différentes opérations que la croix rouge à effectué :
- Évacuation de l’Alsace et de la Lorraine
- Soutien aux populations durant l’exode
- Hôpitaux pour blessés militaires
- Cantine de gare, centre d’accueil et de secours en gare
- Aide aux bombardés
- Ouvroir : Atelier, où des personnes bénévoles effectuent des travaux d’aiguille au profit d’une oeuvre de bienfaisance, ou de nécessiteux
- Trains sanitaires
- Navires hôpitaux
- etc.
Pour en savoir plus sur l’action de la Croix rouge durant la Seconde Guerre : https://www.croix-rouge.fr/La-Croix-Rouge/La-Croix-Rouge-francaise/Historique/Seconde-Guerre-mondiale
Précisions
Durant cette période, en 1940 est instauré la restriction sur les articles textiles. C’est pourquoi, on utilise les anciens uniformes ou on couds de nouveaux avec les moyens présents et beaucoup de débrouille. De plus, il y a peu d’archives sur cette période à la croix rouge donc peu d’informations. C’est pourquoi, je vais vous présenter les uniformes les plus courants; élément par élément avec des idées pour pouvoir créer sa propre tenue.
L’UNIFORME
L’uniforme des infirmières seconde guerre n’a pas beaucoup évolué depuis 1870.
Il se compose de :
- Une cape ou manteau
- Un écusson
- Un voile
- Une blouse
- Un tablier
- Un brassard

L’uniforme varie selon les circonstances. On distingue deux tenues : une d’hôpital entièrement blanche(sauf exception), une de sortie. Celle-ci reprend la blouse et éventuellement le tablier sous une cape. Le voile est en général, bleu marine et blanc.
LA CAPE, le symbole de l’infirmière
Avec le voile, la cape constitue l’un des éléments essentiels de la tenue d’infirmière de la fin du 19e siècle jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est avant tout ce que l’imagerie populaire a retenue.


La cape bleu foncé ou noire se compose de trois morceaux : le dos est en droit fil en son milieu; les devants sont également droit fil; les deux coutures de côté sont de plein biais; deux grandes poches sont placées sur les devants intérieurs; une bande de même ton que la cape double l’encolure. La bretelle est une bande de droit fil, cousue sur le col qui se boutonne dans le dos, et dont les deux extrémités se croisent sur le devant. La cape s’arrête en général entre le milieu du mollet à la fin du mollet. Elle couvre la blouse.
Les longueurs varient selon les sociétés. Voici ce qu’offre à leurs sociétaires au cours des années 30 :
SSBM
Pèlerine : 115 – 120 – 125 – 130 cm
Cape en molleton : 115 – 120 -125 – 130 cm
Cape en serge : 115 – 125 -130 cm
UFF
Cape en molleton : 120 – 125 – 130 cm


L’ADF, quant a elle, adopte une cape qui se distingue des deux autres sociétés par son drap gris bleuté si particulier et résistant.
Matière de la cape
Pour la S.S.B.M et l’U.F.F du serge ou du molleton.
Les capes fournies sont moletons ou en serge pour l’été.
L’A.D.F, elle adopte une cape en drap gris bleuté.
Boutons
Les devants sont bordés, l’un de gros boutons dorés frappés du nom de l’association et d’une croix ou de boutons bleus sans empreinte; l’autre des boutonnières correspondantes. Parfois une patte mobile s’attache à deux petits boutons sous le col et permet de maintenir celui-ci relevé.
Le service du matériel à l’UFF, en 1935, fournit de nouveaux boutons au nom de la société, aux infirmières qui désirent changer les anciens modèles qui date de la première guerre mondiale .


LE MANTEAU
Ce n’est qu’en 1936 que le manteau fait officiellement sont entré dans les effets des infirmières. Il a déjà été utilisé officieusement durant la Première Guerre et durant les années suivantes.
Ci-contre un manteau d’une assistante sociale
LES ÉCUSSONS
Sur le côté gauche de la cape ou de blouse est cousu l’écusson blanc, de forme rectangulaire sur lequel figurent une croix rouge , les initiales de la société d’appartenance et leur fonction interne. Il permet de monter à quelle société vous appartenez et à quel grade.
Écussons de blouse de l’ADF

Auxiliaire

Aide infirmière

Infirmière diplômée du 1er degré

Infirmière diplômée du 2e degré

Infirmière ayant accompli 22 mois d’études sanctionnées par un examen
écussons de cape de la SSBM

Aide infirmière

Infirmière diplômée du 1er degré

Infirmière diplômée du 2e degré

Infirmière ayant accompli 22 mois d’études sanctionnées par un examen
écussons de cape de l’UFF

Aide infirmière

Infirmière diplômée du 1er degré

Infirmière diplômée du 2e degré

Infirmière ayant accompli 22 mois d’études sanctionnées par un examen
Mes conseils
Idée de patrons pour la cape
PATRON VOGUE 8959

Sur ce patron, vous allez de voir faire des modifications.
- agrandir le col par la pointe
- prendre les boutonnières du modèle A
- prendre la longueur du modèle C
PATRON SIMPLICITY 8263
Sur ce patron, vous allez de voir faire des modifications.
- prendre la coupe du modèle A à cause des boutonnières
- le col du modèle D
- Faire la cape plus longue

Je ne sais pas coudre
Idée de boutique
Allez sur les sites de vente de vêtements d’occasions et cherchez une longue cape bleue marine à col. Bonne chance !
Idée de tissu
Du Loden foulé, un matériau, 100% laine vierge, tissu de laine imperméable, étoffe souple, douce, chaude et résistante, à l’aspect feutré et velu, elle sert principalement à la confection de manteaux ainsi que de capes, jupes et pantalons.
LE VOILE
Le voile est un morceau d’étoffe rectangulaire ou carré, tenu grâce à une épingle à nourrice ou des boutons pression.
Voici une liste des différents modèles de voiles proposés par deux des différentes sociétés d’assistances.
SSBM
- Voile blanc avec bandeau
- Voile banc sans bandeau
- Voile bleu en soie naturelle
- Voile bleu en soie rayonne
UFF
- Voile blanc
- Voile mousseline de laine
- Voile bleu en crêpe de chine

Mes conseils
Mon voile ou comment fabriquer son voile
J’ai fabriqué un voile en coton blanc, pour ma tenue d’hôpital d’infirmière seconde guerre. Vous trouverez dans le dessin des consignes pour le reproduire.

Mettre son voile

1-Mettre le voile sur le front

2-Rabattre les cotés

3-Mettre l’épingle à nourrice

4-Rabattre le voile sur le cou

5-Ajustez
Les cheveux
Ils doivent être caché car vous représenté une infirmière dont le métier est de garantir un bonne hygiène pour les malades. Donc faites, un chignon sous votre voile.

port du voile incorrect

port du voile correct
LA BLOUSE D’INFIRMIÈRE SECONDE GUERRE
Le bas de la blouse durant la seconde guerre s’arrête à la mi-mollet. Elle a subit une longue et subtile évolution de 1919 à 1940, marquée par le changement des mentalités, l’évolution de la mode et surtout pour des raisons d’hygiène.

Les manches sont courte car elles ont été raccourcie après la première guerre mondiale. Le col peut être droit, arrondi, saxe …
Le tissu est le plus souvent du coton blanc.
Mes conseils
Idée de patron d’infirmière seconde guerre

J’ai créé un patron d’une tenue d’infirmière. C’est un patron PDF qui comprend :
- la blouse à manches courtes
- le tablier croisé dans le dos
- le brassard
- le voile long
Idée de tissu
2 bon vieux drap en lin ou coton. Ou 3 mètres de lin ou coton blanc. Choisir la même qualité que les chemisiers haut de gamme actuel. C’est un vêtement de travail fait pour durer. Il n’est pas rare de voir un vêtement porté par plusieurs femmes.
TABLIER D’INFIRMIÈRE SECONDE GUERRE
Le tablier est un élément indispensable à la tenue d’infirmière Seconde Guerre. Qu’elle exerce dans une formation médicale, dans un foyer ou bien dans une cantine. Il doit être assez large pour protéger la blouse des taches et peut avoir une poche pour mettre un carnet de notes.
A l’UFF, le tablier est en pointe ou à bavette sans bretelle. Il se boutonne sur le dernier ou l’avant dernier bouton de la blouse.


Celui de l’ADF est a bretelle et arrondi sur le devant.
La SSBM utilise 2 modèles. L’ancien en forme de trapèze est remplacé en 1936 par un modèle plus court à 2 bretelles. Mais durant la Seconde Guerre, le manque de matière première brouille ces règles.
Il s’arrête souvent au même niveau que la blouse.

Mes conseils
Idée de patron de tablier d’infirmière seconde guerre
Il n’y pas vraiment de patron pour les tabliers. Prenez vos mesures et dessinez le vous même, car se sont des formes géométriques.
Idée de tissu
1 bon vieux drap en lin ou coton. ou 2 mètres de lin ou coton blanc.
LES CHAUSSURES ET LES BAS
Les seules prescriptions à ce sujet concernent les tenues de ville et d’hôpital. Elle nous apprennent peu de choses.
Les chaussures blanches sont facultatives pour la tenue d’hôpital et interdite pour la tenue de ville.
Il est conseillé d’avoir des chaussures confortable avec peu de talons et surtout silencieuse. Afin de ne pas gêner les malades.
Pour les bas, le choix est libre. Il est est conseillé de les assortir aux chaussures. Mais ce conseil sera difficilement applicable après 1940, à cause de la lois sur la vente des textiles qui le rationne.
En sortie, elle doivent être confortable et de la période seconde guerre.
Mes conseils
Idée de boutique chaussure en ligne
Memery shoes modèle Everyday walking Oxford shoes 30s / 40s – Black – Emily. Le prix est de €179,00. Certes, c’est cher. Personnellement, ce fut un achat qui sur le moment a fait mal à mon porte monnaie, mais qui depuis me ravie.
Premièrement en sortie, elle sont tellement confortable, avec elle j’ai le pied léger. De plus, étant une vrai brise fer, je peux vous dire qu’elle sont solide.
Deuxièmement, je les porte au quotidien au bureau. Là aussi, j’en suis contente. J’en conclus, que ne regrette pas cet achat et que je vous le recommande.

LE BRASSARD
Le brassard d’infirmière 1914-18 ne peut qu’être porté qu’en temps de mobilisation.
Cependant, dès le temps de paix les infirmières Seconde Guerre peuvent s’en procurer et les porter lors d’exercice ou dans les structures de la société. C’est un rectangle de coton où une croix en feutrine est cousue ou brodée. Je le maintien par une épingle à nourrice.
CAS PARTICULIERS
Cette infirmière appartient à une équipe de la Défense Passive et participe à l’un des nombreux services de protection contre les gaz qui se déroulent dans les villes de province et à Paris. L’infirmière-major spécialisée, chef d’une équipe Z, porte cette lettre brodée sur l’écusson de son brassard rouge. Rien ne différencie la reste de sa tenue des autres infirmière : voile blanc, blouse blanche, à col droit et manche courtes avec l’insigne UFF tissé en fil rouge, tablier en pointe s’accrochant par un boutonnage avec la blouse. Le masque à gaz dans son boitier cylindrique est un des modèles standard distribué à la population.






Infirmière de gare, 1940
Des infirmières de gare étaient présentes dans les cantines de gare (plus de 200 en France en 1940), gérées par la Société de Secours aux Blessés Militaires (SBM). Leur mission : nourrir, soigner et réconforté les enfants évacué, les réfugiés et les soldats en transit ou en permission.
La tenue comprend sur la tête un voile bleu bordé sur l’avant, une blouse bleue à manches mi-courtes avec un col amovible blanc ou bleu, un tablier blanc, des chaussures civiles et accessoirement une capeline pour les déplacements.



Personnel du Service Médical de la Croix-Rouge, 1944
La tenue de service adopté à la fin de l’année 1942 et après l’unification des toutes les sociétés dans la CRF est en tissu gris-bleu, comprenant un béret, une vareuse ceinturée à deux poches et à boutons en corozo bleu marqués Croix rouge Française, et une jupe assortie. La chemise blanche avec cravate noire proviennes du commerce.
L’ensemble des insignes, pour la période 1944-1945, corresponds à une infirmière diplômée d’Etat. En tant que secouriste des équipes d’urgences, elle porte un brassard de neutralité du modèle 1939.

BIBLIOGRAPHIE
- 1919-1940 Les femmes au service de la France, Frédéric PINEAU
- Femmes sous l’uniforme 1939-1945, de Collectif (Auteur), Philippe Charbonnier (Sous la direction de)