Qu’est ce que c’est ?

La Robe à la française une robe de cour charmante, elle est moins large aux hanches que le grand habit. Elle a un pli dans le dos. Elle s’enfile comme un manteau actuel, puis il faut épingler la pièce d’estomac et enfin la robe à la française. Elle va évoluer avec une fermeture par laçage, les compères. Elle se porte avec des petits paniers et un corps baleiné ou un corset. En 1780, la robe à la française n’était portée qu’à l’occasion d’une cérémonie.

Robe à la française

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The recollection J.P.Ryan (patron papier en vente)

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La robe à la française : un costume élégant du XVIIIe siècle et son histoire

Un costume de prestige

La robe à la française, dérivée de la robe battante (une robe de chambre du baroque) ou robe à paniers, était un vêtement féminin très en vogue au XVIIIe siècle, notamment parmi l’aristocratie et la haute bourgeoisie. On raconte qu’elle a été introduite en France par Louise de Kéroualle, la maîtresse du défunt roi Charles II d’Angleterre.

Évolution historique

Au départ, cette robe a évolué à partir de la robe de chambre informelle, notamment la « contouche » et la robe battante, dans les années 1730. Elle a conservé un certain confort, notamment grâce aux célèbres plis Watteau, nommés d’après le peintre Antoine Watteau, qui les affectionnait particulièrement. Toutefois, la silhouette de la robe a peu à peu évolué vers une ligne plus ajustée grâce à l’ajout de deux baleines dissimulées sous les plis Watteau. Le corps baleiné caractéristique de l’époque baroque, porté par-dessus une chemise pour la protéger de la sueur, est resté à la mode et a contribué à créer la silhouette conique typique du rococo, avec son décolleté bien en vue.

Les détails du costume

La robe à la française se composait d’un support baleiné appelé « panier, » qui donnait à la silhouette une forme qui s’étendait latéralement. La robe elle-même se fermait au moyen d’une pièce d’estomac richement décorée de dentelle, de broderies, de rubans, de nœuds ou d’une échelle de ruban bouclé. Elle était épinglée sur le corps baleiné et initialement fermée depuis la taille. Les manches, quant à elles, se terminaient en manchettes larges au niveau du coude, ne couvrant que partiellement les engageantes, un à trois volants de dentelle ou de gaze.

Influence et fin de l’Ère de la robe à la française

Sous la Régence (1715-1723), l’abbé Guillaume Dubois aurait importé de Londres la mode des paniers. La duchesse de Berry, fille aînée du régent, était une fervente adepte de cette tenue, qui dissimulait élégamment ses formes généreuses tout en mettant en valeur sa féminité.

Au cours des années 1750, les paniers s’agrandirent considérablement, atteignant parfois une largeur de 2,5 mètres, en particulier pour les robes de cour. C’est à cette époque que la robe s’ouvrit pour dévoiler la jupe richement décoré de volants horizontaux. Les bords de la robe furent également agrémentés de volants et de fleurs en soie, tandis que les manchettes furent remplacées par une à trois couches de volants assortis à la robe.

Dans les années 1760, les motifs à rayures devinrent populaires, et les années 1770 marquèrent la fin de l’ère de la robe à la française, laissant place à la robe à l’anglaise et à la robe à la polonaise. Cette élégante robe, connue autrefois en France sous le nom de « saque, » était également appelée « contouche » en allemand, « andrienne » en italien et « Sack-back gown » en anglais.